A propos de moi
JE M’APPELLE GHISLAINE
Créatrice d’Astro by Ghis.
“Ghis”, c’est le diminutif affectueux que des proches m’ont donné très tôt. Je l’ai gardé.
Il est simple, direct, sans artifice. Comme ma manière de travailler. Enfin… en théorie. Parce qu’en pratique, mon cerveau ressemble davantage à une bibliothèque qui aurait pris feu tout en continuant à classer les livres par ordre alphabétique.
Ma vie a commencé à Belabo, au Cameroun, dans la maison conjugale de ma grand-mère, pendant que ma mère essayait encore de retrouver sa vie de lycéenne.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours vécu dans le contraste absolu.
Je suis née un 31 décembre… avec une fausse date de naissance administrative qui m’a suivie pendant des années.
J’ai grandi dans une grande maison ouverte sur une immense plaine tout en dormant parfois avec des chaussettes pour éviter que les souris ne grignotent mes pieds la nuit.
J’ai eu un père très aimant mais très absent.
Je traversais la ville en moto-taxi tous les jours avec un calme assez inquiétant pour une enfant qui tenait littéralement sa vie entre les mains d’inconnus roulant parfois comme s’ils négociaient directement avec la mort.
Très tôt, j’ai observé la violence sous presque toutes ses formes : émotionnelle, sociale, physique, psychologique, sexuelle parfois.
Pas toujours comme victime directe, mais suffisamment près pour comprendre à quel point les êtres humains peuvent être contradictoires, fragiles, tendres, absurdes ou dangereux.
Et au milieu de tout ça, il y avait ma grand-mère.
Son amour inconditionnel, sa tendresse, son humour involontaire et son respect immense pour ma personne ont profondément construit la femme que je suis devenue.
Elle a été l’une des premières personnes à me donner quelque chose de rare :
la sensation d’avoir de la valeur avant même d’avoir “réussi” quoi que ce soit.

LES LIVRES, LES BIBLIOTHÈQUES ET LE RESTE
Puis il y a eu les livres.
Je crois sincèrement que les bibliothèques ont participé à me sauver la vie.
En arrivant en France, ce qui me fascinait, c’était qu’il y en avait partout.
À Bonneval, Argenteuil, Paris, Châteaudun ou ailleurs : peu importe le chaos de ma vie du moment, les livres, eux, m’attendaient toujours.
Gratuitement. Silencieusement. Fidèlement.
Adolescente, j’ai été SDF dans le sens le plus concret du terme.
Un jour à Saint-Germain-en-Laye, trois jours à Sannois, une semaine à Châteaudun, puis Sartrouville, puis ailleurs encore.
Pendant plusieurs années, rien n’était réellement stable, rassurant ou durable.
Mais les bibliothèques, elles, l’étaient.
Intellectuellement, je me suis longtemps sentie très seule.
J’étais une enfant pleine d’ambitions dans un environnement qui ne savait pas toujours quoi faire de cette énergie-là.
Je voulais devenir magistrate, puis architecte d’intérieur, puis notaire, puis coiffeuse artistique.
Finalement, j’ai fini par masser des Parisiens nus sur des tables chauffantes dans des studios tamisés.
Honnêtement, même moi je n’avais pas vu le scénario arriver.
Et pourtant, ce métier m’a énormément appris.
J’y ai rencontré des personnes brillantes, seules, cassées parfois, tendres aussi.
Des gens en manque d’affection, de repos, d’écoute ou simplement de contact humain.
Ça m’a donné beaucoup plus de respect pour l’humanité que de mépris.

POURQUOI L’ASTROLOGIE EST RESTÉE
J’ai travaillé à travers toute la France, sept jours sur sept, et je gagnais très bien ma vie.
Puis il y a eu la pandémie.
Plus de contact humain.
Plus de déplacements.
Plus de stabilité financière.
Donc il a fallu créer autre chose.
C’est à ce moment-là que YouTube est réellement entré dans ma vie.
Au départ, je parlais de cheveux. Ensuite l de droit. Puis de relations humaines. Puis d’astrologie.
Et finalement, l’astrologie est devenue l’endroit où toutes les autres conversations pouvaient enfin se rencontrer.
Entre-temps, j’avais déjà accumulé des centaines de livres d’astrologie.
Mais plus j’étudiais, plus quelque chose me dérangeait profondément :
beaucoup de contenus me semblaient incomplets, simplistes, déconnectés du réel ou intellectuellement paresseux.
Alors au lieu de continuer à râler seule dans mon coin, j’ai commencé à construire ce que j’aurais aimé trouver moi-même.
Astro by Ghis est littéralement né de cette frustration.
Aujourd’hui, je travaille principalement avec des personnes qui veulent comprendre leur trajectoire sans la romantiser.
Des personnes qui cherchent des repères solides, pas des flatteries spirituelles emballées dans du jargon cosmique.
Je crois à la lucidité comme forme de protection.
À la rigueur comme forme de respect.
Et au fait qu’on peut parler de sujets extrêmement sérieux sans devenir robotique

UNE PENSÉE PLUS QU’UNE ESTHÉTIQUE
J’analyse beaucoup. Probablement trop.
Je pense par systèmes, par symboles, par analogies, par ambiances, parfois même par parfums.
Certaines personnes organisent le monde avec des tableaux.
Moi, il m’arrive d’expliquer des dynamiques humaines en comparant quelqu’un à un parfum rare… ou à une eau de Cologne fraise-citronnée oubliée dans une salle de bain en plein mois d’août.
Malheureusement, ça fait sens dans ma tête.
Je tiens ma franchise de ma grand-mère.
Mon humour de mes parents.
Mon endurance de ma lignée maternelle.
Mon sérieux… probablement de moi-même.
Et oui, la beauté aussi.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César.
QUELLE ASTROLOGIE JE PRATIQUE ?
J’ai découvert l’astrologie dans les rayons “ésotérisme” de la bibliothèque de la Goutte d’Or à Paris, puis dans l’immense bibliothèque privée d’un ami cher au Quartier Latin.
Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai d’abord traversé l’astrologie psychologique moderne.
J’ai lu les grands noms de l’astropsychologie francophone et anglophone, suivi des formations, écouté des podcasts, regardé des centaines d’heures de contenus pédagogiques.
Pendant longtemps, la psychologie était presque devenue la voisine de palier de l’astrologie.
Puis il y a eu Hadès.
Et avec lui, toute une tradition astrologique qui m’a fait réaliser quelque chose d’assez brutal intellectuellement :
je ne connaissais presque rien de la véritable colonne vertébrale de cette discipline.
J’ai découvert une astrologie transmissible, structurée, cohérente.
Une astrologie fondée sur le symbolisme, les cycles, les techniques, l’observation et la rigueur.
Et surtout :
une astrologie qui demande énormément d’humilité.
Parce qu’on ne “possède” pas cette discipline après quelques livres ou trois vidéos TikTok sous pleine lune en Verseau.
Il faut du temps.
Il faut accepter de revenir aux fondations.
Accepter de ne pas comprendre immédiatement.
Depuis, la tradition astrologique structure profondément ma manière de travailler.
Non comme un objet figé ou nostalgique, mais comme une mémoire intellectuelle vivante.
Je m’intéresse davantage à la transmission des structures qu’aux tendances spirituelles éphémères.
Créer quelque chose de nouveau n’a de valeur que lorsqu’on comprend réellement ce que l’on transforme.
TRANSMISSION, LIVES ET MASTERCLASS
Je teste ma pensée en direct.
Les lives et les masterclass ne sont pas simplement des formats interactifs ou des outils marketing pour moi.
Ce sont des espaces d’expérimentation intellectuelle et pédagogique.
Je ne cherche pas à apprendre aux gens à réciter :
“Mars en Scorpion est intense”
ou
“Saturne en maison 7 donne des relations karmiques”.
L’objectif est de construire une pensée astrologique cohérente.
Je refuse de simplifier à mort des choses complexes simplement pour flatter les gens ou rendre le contenu plus facilement consommable.
L’astrologie est une discipline complexe.
Pas compliquée.
Et cette nuance change tout.
Je préfère perdre une partie du public plutôt que sacrifier la profondeur de la pensée.
POURQUOI UNE CHAÎNE EN ANGLAIS ?
L’anglais a profondément accompagné mon adolescence.
Pendant des années, je me suis formée seule à travers les livres, les chansons, les vidéos, les poèmes et les récits que je découvrais quotidiennement.
Cette langue m’a ouvert au monde.
Elle m’a permis de découvrir directement des auteurs, des œuvres et des sensibilités sans passer par la traduction.
Et surtout, j’aime son énergie :
une langue directe, vive, nerveuse parfois.
Une langue qui ressemble assez bien à ma manière de penser.
Continuer à développer cette partie de mon travail est aussi une manière de rendre hommage à ma grand-mère, qui a toujours encouragé mon rapport à l’apprentissage et à la connaissance.
Mais cette chaîne répond également à une ambition plus large :
confronter ma pensée à d’autres traditions astrologiques, d’autres références culturelles et d’autres niveaux d’exigence.
Pas simplement être plus visible.
Penser plus largement.
ET MAINTENANT ?
Je pense continuer à construire cette astrologie de manière de plus en plus concrète.
Une maison d’édition est actuellement en préparation.
Des conférences en présentiel également.
Peut-être même, à terme, des séjours d’apprentissage pensés comme de véritables espaces de réflexion, de transmission et d’expérience.
Je veux développer des ateliers plus exigeants, plus humains, plus approfondis.
Je ne construis pas simplement une présence en ligne.
Je construis progressivement un espace de transmission appelé à dépasser les plateformes qui l’ont vu naître.
YouTube, les podcasts, les newsletters et les réseaux sociaux ne sont pas la finalité de mon travail.
Ce sont les laboratoires visibles d’une pensée en construction.
Mon objectif reste simple :
faire circuler une pensée exigeante sans la déshumaniser.
QUESTIONS PERSONNELLES
Quel est ton vrai prénom ?
Premier prénom : Ghislaine.
Deuxième : Marcy, comme ma grand-mère.
Troisième : Valery.
Et oui, "Ghislaine" est bien mon vrai prénom. Ce qui est encore plus drôle, c’est que mon père m’a donné le prénom… de son crush de jeunesse.,Oui. Littéralement.,Un amour de jeunesse qu’il n’avait manifestement jamais totalement oublié. Donc ma mère a accepté de donner à son premier enfant le prénom de l’ancien crush de son mari. Franchement, avec du recul, mes parents étaient des personnages extrêmement puissants psychologiquement.
Et honnêtement, j’aime beaucoup ce prénom aujourd’hui. Il a un côté légèrement sévère, presque années 50–60, alors que je fais partie de la génération Z.. Mais finalement, ça me correspond assez bien.J’ai toujours eu l’impression d’être une grand-mère fatiguée coincée dans le corps d’une personne née avec Internet. Ou alors l’inverse. Je ne sais plus trop.
Quel est ton signe astrologique ?
Je l’ai déjà dit publiquement plusieurs fois...
Je suis une chèvre qui construit en mouvement.
Que les personnes astrologiquement compétentes traduisent ça tranquillement entre elles.
Tu viens d’où au Cameroun ?
Je suis née à Belabo, à l'Est du Cameroun.
Une immense partie de ma sensibilité, de ma mémoire et de ma manière d’observer le monde vient de là. Mais plus largement, j’ai grandi avec l’humour, les contradictions, les langues et l’amour immense de l’Afrique en général. Encore aujourd’hui, c’est probablement l’une de mes plus grandes sources d’inspiration.
Combien de langues parles-tu ?
Je parle actuellement six langues : trois européennes et trois africaines.
Le français et l’anglais occupent une très grande place dans ma vie quotidienne.
Je comprends également l’une de mes langues maternelles, le Bassa, même si mon rapport à elle est plus émotionnel, philosophique et spirituel qu’universitaire.
Et oui, il m’arrive très souvent de réfléchir en anglais au milieu d’une phrase française.
Mon cerveau ressemble déjà à une bibliothèque en combustion lente, donc honnêtement, les changements de langue sont probablement le truc le moins inquiétant.
Pourquoi passes-tu parfois du français à l’anglais dans tes contenus ?
Parce que contrairement à beaucoup de gens qui font des anglicismes toutes les deux phrases… je parle réellement anglais.
Je parle, j’écris et je réfléchis dans cette langue depuis des années.
Quand je veux exprimer quelque chose de manière très brute, instinctive ou sincère, c’est souvent l’anglais — ou parfois le Bassa — qui me vient le plus naturellement.
Vous me voyez surtout parler anglais parce que sinon… vous ne comprendriez absolument rien.
Et puis le français est une langue magnifique, mais extrêmement exigeante mentalement.
Elle complexifie tout.
C’est stimulant.
Et parfois un peu fatigant.
Donc j’alterne.
Tu lis quoi en dehors de l’astrologie ?
Énormément de récits narratifs, d’autobiographies plus ou moins mensongères, de livres sur la finance, de vulgarisation scientifique sur le corps humain… et aussi des choses complètement absurdes.
En réalité, presque tout ce que je lis finit par nourrir ma manière de penser, d’observer et d’enseigner.
Donc d’une certaine manière, tout me sert à devenir une meilleure astrologue et une meilleure pédagogue. Même les livres étranges. Surtout les livres étranges.
Pourquoi sembles-tu à la fois très sérieuse… et très drôle parfois ?
Probablement parce que j’ai grandi dans des environnements où l’humour était nécessaire pour ne pas complètement perdre la tête.
Et puis honnêtement, si vous connaissiez mes parents… vous comprendriez rapidement que c’est extrêmement héréditaire.
Observer les êtres humains pendant des années rend soit extrêmement cynique, soit légèrement comédienne malgré soi.
Tu es croyante ? spirituelle ? religieuse ?
Oui. Profondément.
Et honnêtement, je pense qu’il est difficile d’exercer sérieusement l’astrologie sans entretenir un rapport réel au mystère, au sacré ou à une forme de spiritualité.
Sans entrer dans les détails, mon rapport au spirituel est fortement influencé par certaines spiritualités africaines.
Mais je préfère garder une partie de cela hors de l’espace public.
For now
Pourquoi refuses-tu certaines formes d’astrologie moderne ?
Parce qu’à mes yeux, "moderne" en astrologie signifie parfois davantage :
régression décorée en progrès.
I have been there and done that and I am not impressed at ALL.
Je sais que ça peut paraître dur.;Mais j’ai exploré énormément d’approches différentes pendant des années, et beaucoup finissent par tourner en boucle :
moins de structure, moins de rigueur, moins de symbolisme,
mais davantage de confusion emballée dans du vocabulaire séduisant et parfois du bon packaging.
Donc oui, aujourd’hui je suis beaucoup plus exigeante. Et paradoxalement, c’est justement parce que je suis restée très ouverte longtemps que je peux désormais me permettre d’être plus ferme.
Pourquoi as-tu l’air calme quand tu racontes des choses extrêmement graves ?
Excellente question.
Mon père répondrait probablement mieux que moi puisque je tiens énormément ça de lui.
Disons simplement que j’ai grandi en voyant coexister beaucoup de douceur et beaucoup de brutalité en même temps.
Du coup, dans ma tête, la vie a toujours été profondément contradictoire.
On peut paniquer intérieurement… et continuer à parler calmement.
Honnêtement, je suis peut-être en train d’essayer de rendre ça intelligent alors que je devrais simplement regarder mon thème natal et accepter les dégâts...